Découvrez l'équitation sans cheval : naissance du premier club innovant à Plouider, Finistère
À Plouider, dans le Finistère, une jeune cavalière de 16 ans a créé le premier club de hobby horse du département. Cette discipline venue de Finlande reproduit les gestes de l’équitation sans cheval, avec un bâton surmonté d’une tête d’équidé en tissu. Le club Horse Celtic ouvre ses portes dès septembre.
Le hobby horse : une équitation sans cheval complète et physique
Depuis deux ans, Sannaëh Sibiril pratique le hobby horse, découvert grâce à sa grand-mère. Elle explique : « On reproduit tout ce que l’on peut faire avec un cheval, mais c’est le corps humain qui fait le travail. C’est très physique. » Cette activité équestre sans animal demande en effet une vraie condition physique et un sens aigu de l’équilibre.
Le hobby horse reprend les codes de l’équitation classique avec ses disciplines : saut d’obstacles, cross-country, dressage et parcours de maniabilité. Chaque geste est travaillé : la posture, les transitions, les trajectoires. Les cavaliers portent des tenues d’équitation et participent à des compétitions organisées.
- 🐴 Saut d’obstacles : enchaîner des barres sans les faire tomber.
- 🏇 Cross-country : gérer l’endurance et la vitesse sur un terrain varié.
- 🎯 Dressage : exécuter des figures précises avec le cheval bâton.
- 🤸 Maniabilité : réaliser des parcours techniques demandant agilité et coordination.
En Finlande, le hobby horse est un véritable phénomène avec sa fédération et ses concours nationaux. Un documentaire, « Hobbyhorse Revolution », lui a été consacré en 2017. En France, la pratique reste encore méconnue et parfois moquée, mais les passionnés s’organisent.
Horse Celtic : le premier club du Finistère à Plouider
Sannaëh Sibiril a décidé de créer son propre club plutôt que de renoncer. Avec l’aide de ses parents, François et Florie, elle a fondé Horse Celtic à Plouider. C’est le deuxième club breton, après Les Huuuuniques à Noyal-sur-Vilaine. L’objectif est clair : faire découvrir cette activité de façon ludique, sans compétition ni jugement.
Déjà une dizaine de jeunes filles se sont préinscrites, sans aucune communication. Certaines viendront de Saint-Renan, et une jeune Lannionnaise a montré son intérêt. Le bouche-à-oreille fonctionne. Sannaëh fabrique elle-même ses chevaux bâtons, « de A à Z », avec du tissu, de la mousse et du bois.
Son père insiste sur l’esprit du club : « Le but, c’est de faire découvrir le hobby horse de manière ludique, sans compétition et sans jugement. » Une approche bienveillante qui rassure les familles et attire de nouvelles adeptes. l'équitation sans cheval trouve ainsi sa place en Bretagne.
Un sport innovant pour gagner en équilibre et en confiance
Le hobby horse n’est pas un simple jeu d’enfant. Il développe la proprioception, la coordination et la maîtrise du corps. Les sensations équestres sont réelles : il faut se grandir, rythmer sa foulée et anticiper les obstacles. C’est un loisir original, mais aussi un sport innovant qui demande de la technique.
La mère de Sannaëh, Florie, ajoute : « C’est un sport à part entière. Je mets quiconque au défi de faire ce que Sannaëh fait. » Elle assume les critiques possibles. « On en a parlé avant de se lancer, on s’est dit qu’on était prêts à affronter cela. S’il y a des abus, on fera le nécessaire. »
Les bénéfices vont au-delà du physique. Cette discipline aide à gagner en confiance en soi, à apprendre à se dépasser et à partager un esprit de groupe. Les entraînements une fois par mois permettront aux enfants de progresser à leur rythme, sans pression.
La découverte du hobby horse : des rendez-vous à ne pas manquer
Pour celles et ceux qui souhaitent expérimenter cette équitation sans cheval, Horse Celtic organise une initiation ouverte à tous. Elle se tiendra le dimanche 13 septembre à 14 h à la salle omnisports de Plouider. Les sceptiques sont les bienvenus, il suffit de venir avec sa curiosité.
Avant cela, l’association sera présente au forum des associations de Plouider le dimanche 30 août de 9 h 30 à 13 h, dans la même salle. Ce sera l’occasion de voir l’équipement de près, de poser des questions et de s’inscrire aux futurs entraînements.
Les entraînements, dirigés par Sannaëh, auront ensuite lieu une fois par mois. Le nombre de places sera limité pour garantir un encadrement de qualité. Les parents intéressés peuvent d’ores et déjà contacter Horse Celtic via les réseaux sociaux ou directement sur place.
La Bretagne découvre donc un nouveau sport innovant, porté par une jeune passionnée. Entre Plouider et Rennes, le hobby horse trace son chemin. Les prochains mois diront si cette discipline, longtemps cantonnée à la Finlande, séduit durablement les cavaliers en herbe du Finistère. Une chose est sûre : les chevaux bâtons vont galoper dans les prairies bretonnes.